Tuesday, February 23, 2016

Le mur de la prison d'en face, Yves Duteil



Yves Duteil, auteur compositeur interprète, Chevalier des Arts et Lettres

En regardant le mur de la prison d'en face
J'entends tous les ragots et les bruits des autos
Boulevard Arago qui passent
Sur les toits des maisons qui servent d'horizon
Un bout de la tour Montparnasse.

L'hiver, on voit les gens dans les maisons d'en face
L'été, les marronniers les cachent aux prisonniers
Et les bruits du quartier s'effacent.
Quand l'école a fermé, combien ont dû penser
Au jour de la rentrée des classes.

En regardant le mur, j'imagine à sa place
Les grillages ouvragés d'un parc abandonné
Explosant de rosiers, d'espace
Les grillages ouvragés d'un parc abandonné
Où les arbres emmêlés s'enlacent.

En regardant le mur de la prison d'en face
Le cœur un peu serré d'être du bon côté
Du côté des autos, je passe
Et du toit des maisons qui ferment l'horizon
Un morceau de la Tour dépasse.


Ici, accompagné par un guitariste, un contrebassiste, trois violonistes et un violoncelliste, Yves Duteil chante et joue au piano Le mur de la prison d'en face.

Friday, February 12, 2016

Wednesday, February 10, 2016

Quand les Français abandonnent l'élision au profit du hiatus (non respect de la grammaire)

 Élision après la conjonction de subordination que



Contrairement au nouvel usage de plus en plus répandu (même, hélas, dans la bouche de célèbres journalistes et animateurs de radio et de télévision), l’élision du e est toujours la règle pour la conjonction que suivie d’une voyelle ou d’un h muet. Elle permet d’éviter un hiatus que la langue française réprouve.
Ainsi doit-on dire :
C'est mieux qu'autrefois et non que autrefois.
Il fait moins froid qu'hier et non que hier.
On ne voit bien qu'avec le cœur et non que avec le cœur.
Ils disent qu’ils ont compris le message et non que ils ont compris.