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Faut vivre

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Faut vivre, chanson de Mouloudji 1973


Paroles de Marcel Mouloudji, musique de Cris Carol

Malgré les grands yeux du néant C'est pour mieux te manger enfant Et les silences et les boucans... Faut vivre
Et bien qu'aveugles sur fond de nuit Entre les gouffres infinis Des milliards d'étoiles qui rient... Faut vivre...
Malgré qu'on soit pas toujours beau Et que l'on n’ait plus ses seize ans Et sur l'espoir un chèque en blanc Faut vivre...
Malgré le cœur qui perd le nord Au vent d'amour qui souffle encore Et qui parfois encore nous grise Faut vivre...
Malgré qu'on n’ait pas de génie N'est pas Rimbaud qui veut pardi Et qu'on se cherche un alibi Malgré tous ces morts en goguette Qui errent dans les rues de nos têtes Faut vivre...
Malgré qu'on soit brave et salaud Qu'on ait des complexes à gogo Et qu'on les aime, c'est ça le pire Faut vivre...
Malgré l'idéal du jeune temps Qui s'est usé au mur du temps Et par d'autres repris en chantant Faut vivre...
Malgré q…

Why don't we believe non-native speakers?

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J'aime les gens qui doutent, chanson d'Anne Sylvestre

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J'aime les gens qui doutent Les gens qui trop écoutent Leur cœur se balancer
J'aime les gens qui disent Et qui se contredisent Et sans se dénoncer
J'aime les gens qui tremblent Que parfois ils nous semblent Capables de juger J'aime les gens qui passent Moitié dans leurs godasses Et moitié à côté
J'aime leur petite chanson Même s'ils passent pour des cons
J'aime ceux qui paniquent Ceux qui sont pas logiques Enfin, pas comme il faut Ceux qui, avec leurs chaînes Pour pas que ça nous gêne Font un bruit de grelot
Ceux qui n'auront pas honte De n'être au bout du compte Que des ratés du cœur Pour n'avoir pas su dire  Délivrez-nous du pire Et gardez le meilleur
J'aime leur petite chanson Même s'ils passent pour des cons
J'aime les gens qui n'osent S'approprier les choses Encore moins les gens Ceux qui veulent bien n'être Qu'une simple fenêtre Pour les yeux des enfants
Ceux qui sans oriflamme Et daltoniens de l'âme Ignorent les couleurs Ceux qui sont assez po…

La complainte de la Butte

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En haut de la rue St-Vincent
Un poète et une inconnue
S'aimèrent l'espace d'un instant
Mais il ne l'a jamais revue

Cette chanson il composa
Espérant que son inconnue
Un matin de printemps l'entendra
Quelque part au coin d'une rue

La lune trop blême
Pose un diadème
Sur tes cheveux roux
La lune trop rousse
De gloire éclabousse
Ton jupon plein de trous

La lune trop pâle
Caresse l'opale
De tes yeux blasés
Princesse de la rue
Soit la bienvenue
Dans mon coeur blessé

Les escaliers de la butte sont durs aux miséreux
Les ailes des moulins protègent les amoureux

Petite mandigote
Je sens ta menotte
Qui cherche ma main
Je sens ta poitrine
Et ta taille fine
J'oublie mon chagrin

Je sens sur tes lèvres
Une odeur de fièvre
De gosse mal nourri
Et sous ta caresse
Je sens une ivresse
Qui m'anéantit

Les escaliers de la butte sont durs aux miséreux
Les ailes des moulins protègent les amoureux

Mais voilà qu'il flotte
La lune se trotte
La princesse aussi
Sous le ciel sans lune
Je pleure à la brune
Mon rêve é…

licenciement, tuerie, tutoiement, etc. : orthographe et phonétique

Verbes du 1er groupe et substantifs avec suffixe -ment ou -rie issus de ces verbes  Le futur simple et le conditionnel présent sont formés à partir de l’infinitif. La terminaison ou le suffixe contient  une voyelle prononcée (et donne lieu à une nouvelle syllabe) et le E qui ferme l’avant-dernière syllabe est muet. Il en va de même pour les noms issus de ces verbes. Le suffixe –ment exprime l’action.
Le E est muet en fin de syllabe. Exemples : j’étudierai, tu noieras, il pliera, nous jouerions, vous bénéficieriez, ils tueraient.
Substantifs :
Déployer : le déploiement Engouer : l’engouement Licencier : le licenciement
Dévouer : le dévouement Dénuer : le dénuement Tutoyer : le tutoiement Vouvoyer : le vouvoiement tuer : la tuerie
scier : la scierie la rouerie (provenant du verbe rouer)

Adresse à celles qui portent volontairement la burqa, Elisabeth Badinter

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Tribune d’Elisabeth Badinter dans le Nouvel Observateur du 9 juillet 2009.  Écouter l'article Après que les plus hautes autorités religieuses musulmanes ont déclaré que les vêtements qui couvrent la totalité du corps et du visage ne relèvent pas du commandement religieux mais de la tradition, wahhabite (Arabie Saoudite) pour l’un, pachtoune (Afghanistan/Pakistan) pour l’autre, allez-vous continuer à cacher l’intégralité de votre visage ? Ainsi dissimulée au regard d’autrui, vous devez bien vous rendre compte que vous suscitez la défiance et la peur, des enfants comme des adultes. Sommes-nous à ce point méprisables et impurs à vos yeux pour que vous nous refusiez tout contact, toute relation, et jusqu’à la connivence d’un sourire ? Dans une démocratie moderne, où l’on tente d’instaurer transparence et égalité des sexes, vous nous signifiez brutalement que tout ceci n’est pas votre affaire, que les relations avec les autres ne vous concernent pas et que nos combats ne sont pas les vôt…

Un jour tu verras, chanson de Mouloudji

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Un jour tu verras, chanson de Mouloudji



Un jour tu verras On se rencontrera Quelque part, n'importe où Guidés par le hasard
Nous nous regarderons Et nous nous sourirons Et la main dans la main Par les rues nous irons
Le temps passe si vite Le soir cachera bien Nos cœurs, ces deux voleurs Qui gardent leurs bonheurs
Puis nous arriverons Sur une place grise Où les pavés seront doux A nos âmes grises
Il y aura un bal Très pauvre et très banal Sous un ciel plein de brume Et de mélancolie
Un aveugle jouera De l'orgue de barbarie Cet air pour nous sera Le plus beau, le plus joli
Puis je t'inviterai Ta taille je prendrai Nous danserons tranquilles Loin des gens de la ville
Nous danserons l'amour Les yeux au fond des yeux Vers une fin du monde Vers une nuit profonde
Un jour tu verras On se rencontrera Quelque part, n'importe où Guidés par le hasard
Nous nous regarderons Et nous nous sourirons Et la main dans la main