Tuesday, December 15, 2015

Notes extraites du documentaire "Mein Kampf, manifeste de la haine"


Chers lecteurs de mon blog consacré à la phonétique et à la langue françaises,

Quinze jours avant que Mein Kampf ne tombe dans le domaine public, Arte a diffusé un documentaire intitulé "Mein Kampf, manifeste de la haine". Voici les notes que j'ai prises au cours de l'émission.
Rejet de l'étranger 
Pouvoir de fascination de la dictature
Les fondamentaux sont toujours présents.
Le Land de Bavière et le ministère des finances ont tous les droits sur Mein Kampf qui tombera dans le domaine public en 2016.
Projet collectif (150 personnes) soutenu par le Land de Bavière
Empêcher l'exploitation idéologique
Celui qui a peur est toujours sensible aux promesses de salut. 
Enquête judiciaire pour empêcher toute publication de particulier à partir de 2016
Le gouvernement Bavarois a soudain changé d'avis. 
Ce livre est-il si dangereux ?
Mein Kampf est d'abord un règlement de compte personnel. 
Raison politique. Dettes pour assurer sa défense. Moyen de se renflouer. 
H a quitté l'école très tôt et n'a pas l'habitude d'écrire. 
Un raté qui n'est pas bête. 
Hitler l'écrit avant tout pour une seule personne : lui-même. 
Un homme investi d'une mission. 
Animé par la haine. 
Il termine MK en liberté. 782 pages 
Ensemble hétéroclite. 
Digressions permanentes. 
Idéologie cachée.
Nocivité sous-estimée.
Seul le plus fort a le droit de vivre.
Ennemi la France. 
Le plus grand ennemi de l'Allemagne est le juif, c’est son obsession. 
Dans les années 20 règne un combat acharné des nationalités.
Hitler décèle le déclin de l'homme. 
La cause : le juif. 
Les Allemands délaissent l'ouvrage. 
La moitié des Allemands étaient convaincus que la démocratie était une impasse. 
1933 : les ventes explosent. 
On dit que le livre n'était pas lu, restait dans les bibliothèques (rumeur). Inexact.
Il ébauche des théories grossières et 10 ans plus tard, il les met en pratique.
Assassinat systématique des juifs, son plus grand crime.
Ma mère n’a même pas reçu de numéro ; elle a immédiatement été envoyée en chambre à gaz.
Que dit MK sur la Shoah ? C’est une incitation à la haine raciale contre les juifs mais nulle part, on ne peut lire que les juifs doivent être exterminés. Il n’y a rien de tout ça dans MK. Il ne dit pas explicitement ce qu’il compte faire des juifs. Il les menace. Mais si on suit le cheminement de sa pensée… Dans MK, Hitler mentionne un gaz toxique utilisé au front lors de la Première Guerre mondiale. « Hätte man zu Kriegsbeginn und während des Krieges einmal zwölf- oder fünfzehntausend dieser hebräischen Volksver- derber so unter Giftgas gehalten... »

Le lecteur aurait dû buter sur ce passage.
Au cours de colloques en Israël, les Israéliens s’opposent à sa publication. Le grief d’incitation à la haine peut-il être retenu contre ce livre ? Le droit d’auteur a jusqu’ici empêché l’édition du livre. Les tribunaux décideront au cas par cas s’il y a lieu d’inculper des historiens après 2016. Un historien conteste ce délit potentiel. Mais cela montre combien MK est encore tabou.

On n’échappera pas à une confrontation publique avec cet ouvrage, du fait d’internet. Les boucs émissaires sont interchangeables. On a besoin d’exclure et d’isoler certains groupes. Au XIXème siècle, c’étaient les juifs. Au XXIème siècle, ce sont les musulmans.
Un Allemand sur deux pense que la xénophobie est largement répandue en Allemagne. Du pain bénit pour les populistes de droite. Crise grave. Les partis d’extrême-droite se sont enracinés dans la politique. Explications simples, percutantes et compréhensibles. On peut facilement s’identifier au NS avec d’un côté ses amis et de l’autre ses ennemis.  En France aussi, MK tombera dans le domaine public en 2016. Philippe Cohen pense qu’interdire MK est impossible ; il est partout sur internet sans aucun commentaire. Nous ne pouvons pas ignorer le devoir de pédagogie. Il a fondé l’initiative de prévention de la haine. Informer par une préface.
On espère que dans sa version historique, le livre n’influencera que les esprits faibles ou dérangés.

Les deux idées centrales du livre sont intemporelles : l’ultra-nationalisme et le racisme. Des solutions simples dans un monde complexe.
Les choses peuvent très vite changer et laisser place à de nouvelles constellations.
Je ne crois pas que le NS se répètera à l’identique.
Pour Christian Hartmann, c’est l’achèvement d’un travail sans précédent. «Le fait que le peuple des poètes et des penseurs soit tombé dans le piège de cet homme, cela m’inspire un sentiment de honte. Je ne peux pas le formuler autrement. »

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