Monday, August 14, 2017

Le dernier rendez-vous, chanson de Frida Boccara





Le dernier rendez-vous

Souviens-toi du dernier rendez-vous
L’automne, une place au quartier Montparnasse
Souviens-toi, la nostalgie et nous
Personne pour entendre nos larmes de septembre

La vie continuait presque trop vraie
Aveugle et lente, mais que l’ombre des regrets
Est violente lorsque l’on a vu le soleil de tout près

Souviens-toi de nos derniers baisers
Timides, dérisoires, point d’orgue à notre histoire
Souviens-toi, mon cœur, mon passager
Le vide, le silence, puis un matin l’indifférence

Anthologie de la chanson française par Michel Garçon

Liste 1/2 : les 200 premières chansons




Liste 2/2 régulièrement enrichie



Sunday, August 06, 2017

Paroles de Ma rivière, chanson de Frida Boccara (lyrics)

Sur la musique de la Moldau de F. Smetana


Tu es le seul pays que j’aie sur terre
Tu es l’eau de ma colline, tu es ma rivière
Rivière mon amie, mon ami Pierre
Je t’aime tout comme une île se donne à la mer

Tu coules entre les rives de mon cœur plein d’espoir
En renversant des villes comme font les miroirs
Du ciel et de l’eau, du ciel et de l’eau
Tu es le seul pays que j’aie sur terre
Tu es l’eau de ma colline, tu es ma rivière

Tu nourris les arbres de l’éternité
Les châteaux de marbre où l’on va s’aimer
Tu rends mes hivers aussi fertiles qu’un été
Ô toi l’ami Pierre qui me fut donné

Tu es le seul pays que j’aie sur terre
Tu es l’eau de ma colline, tu es ma rivière
Tu coules entre les rives de mon cœur plein d’espoir
En renversant des villes comme font les miroirs
Du ciel et de l’eau, du ciel et de l’eau

Je te dis que ce monde est sans mystère, mon ami Pierre
L’amour est le seul pays plus grand que la terre
L’amour est le seul pays plus grand que la terre
Et la rivière fait le tour du monde emportant mon cœur
Brûlant dans le torrent de son printemps plus grand que la terre
Et moi je suis larguée vu qu’on ne vire, arrive en chantant

Ma rivière ma rivière ma rivière ma rivière ma rivière

Sunday, July 30, 2017

Atlas sonore des langues régionales de France

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VERBES DU 3E GROUPE À 2 RADICAUX VISIBLES DANS L’INFINITIF

POUR LA CONJUGAISON À L’INDICATIF PRÉSENT

1)   Terminaisons muettes : s, s, t au singulier, ent au pluriel

Par tir (par est le radical singulier, part est le radical pluriel)
Sor tir
Sen tir
Men tir
Dor mir
Ser vir
Sui vre
Vi vre
Me ttre (il met, ils mettent)
Battre

2     2)   Terminaisons muettes : ds, ds, d au singulier, ent au pluriel

Ren dre (ren est le radical singulier, rend est le radical pluriel)
Enten dre
Descen dre
Eten dre
Attendre
Ven dre
Répon dre
Mor dre
Tor dre
Per dre

NB : Cette consonne additionnelle au pluriel se retrouve à l’imparfait et au subjonctif présent.
Ex/ 1
Il par(t) / ils part(ent) (différence sonore : 1 phonème, l’extension T)
Il part ait
Qu’il part (e)

Ex. 2
Elle ren(d) / elles rend(ent) (différence sonore : 1 phonème, l’extension D)
Elle rend ait
Qu’elle rend (e)



Saturday, July 15, 2017

Paroles de chansons d'Yvan Dautin

Entre le marteau et l’enclume

Entre le marteau et l’enclume, on a forgé le forgeron
On a rayé d’un trait de plume ses traits tirés par le charbon
Sa veuve esseulée qui s’enrhume a quatre fers sous les talons
Elle a souffert, mais l’amertume rendit boiteuse cette liaison.

Entre le marteau et l’enclume, on a forgé le forgeron
On a rayé d’un trait de plume ses traits tirés par le charbon
Fouette cochet dans son costume,  le corbillard est un violon
Ainsi que le veut la coutume, il fait le mort, plus de chanson.

Entre le marteau et l’enclume, on a forgé le forgeron
On a rayé d’un trait de plume ses traits tirés par le charbon
Sa veuve esseulée qui s’enrhume porte des fleurs, triste moisson
 Elle a souffert, mais l’amertume rendit douteuse cette souillon.

Entre le marteau et l’enclume, on a forgé le forgeron
On a rayé d’un trait de plume ses traits tirés par le charbon
A cheval fou, voici la brume qui mord encore le canasson
Qui va piétinant les légumes, les herbes folles et les chardons.

Entre le marteau et l’enclume, on a forgé le forgeron
On a rayé d’un trait de plume ses traits tirés par le charbon
Sa veuve esseulée qui s’enrhume a quatre fers sous les talons
Elle a souffert, mais l’amertume rendit boiteuse cette liaison.


Qu’elle est jolie, la fille d’en bas

Qu’elle est jolie, la fille d’en bas
Chapeau de paille et la bague au doigt
Quand elle va, comment ça va
Qu’elle est jolie, cette larme-là

On vit sa vie, mais on ne sait pas
Où va la vie quand l’amour est là
On fait son lit sous les lilas
On dit toujours, toujours, toujours, toujours, mais ça ne tient pas

Qu’elle est jolie cette larme-là
Vaille que vaille, elle pense à moi
Quand elle vient, plus rien ne va
Qu’elle est jolie, la fille d’en bas

On vit sa vie, on compte surtout
Drôle de vie, y en a pas beaucoup
On fait son lit sous les lilas
 On dit qu’un jour, un jour, un jour, mais ça ne vient pas

Qu’elle est jolie, la fille d’en bas
Chapeau de paille et la bague au doigt
Quand elle va, comment ça va
Qu’elle est jolie, cette larme-là

Le vent debout lui fait les yeux doux
Et je l’ai vue se pendre à son cou
Robe légère et bas de soie
Qu’elle est jolie, la fille d’en bas




















Thursday, June 08, 2017

Disparition des enchaînements consonantiques

Règle : un e final ne doit jamais être prononcé devant une voyelle. Il doit être élidé ou muet pour donner lieu à un enchaînement consonantique (liaison).
Or, les Français sont de plus en plus nombreux à prononcer ce e final devant une voyelle, par exemple après "que", comme si le mot suivant commençait par un h aspiré.
Exemple fautif : parce que il pleut. C'est totalement incorrect et provoque un hiatus (choc de voyelles), qui ne choque plus grand monde.

Monday, May 08, 2017

Mon commentaire du premier discours du Président Macron

Il a fallu à Emmanuel Macron trois minutes d’une marche triomphale avant d’atteindre son trône adossé à la pyramide de verre du Louvre. Une marche rythmée par le très symbolique Hymne à la joie. Cette mise en scène n’a rien de modeste.
Le besoin d’être aimé unanimement ressort de cette phrase narcissique ou enfantine du début de l’allocution, où pointe quelque frustration : « vous êtes des dizaines de milliers et je ne vois que quelques visages. »
Quant au discours, eh bien, c’est du pur Macron, tel ce « ils attendent que nous soyons enfin nous ». Le texte est, selon moi, globalement faible si l’on excepte le formidable passage consacré à l’extrême-droite et plus tard l’allusion à cette dernière :
« Je veux enfin avoir un mot pour ceux qui ont voté aujourd’hui pour madame Le Pen. Ne les sifflez pas. Ils ont exprimé aujourd’hui une colère, un désarroi, parfois des convictions ; je les respecte. Mais je ferai tout, durant les cinq années qui viennent, pour qu’ils n’aient plus aucune raison de voter pour les extrêmes. »
J’aime ce parfois et cet impératif  sincère : ne les sifflez pas !
J’ai souri quand, dans l’énumération des métiers dont il salue l’engagement, celui de fonctionnaire a eu un peu plus de difficulté à sortir de sa bouche.
Enfin le discours contient la répétition de certains mots : ferveur, protéger, servir. « Une ferveur, votre ferveur, je protégerai la République, je vous protégerai face aux menaces, je vous servirai, je vous servirai avec humilité, avec force, je vous servirai dans la fidélité, je vous servirai avec amour. » Et aussi ce « je combattrai pour vous ». Il y a là un temple lexical qui fait penser à certaine mission. Mais si !
Je retiens l’intention d’humilité. Coïncidence, dans l'Ancien Testament, c'est par le nom d'Emmanuel qu'est désigné le Messie.
Malgré ces critiques, il mérite toutes nos félicitations et notre reconnaissance, pour avoir su nous éviter l’indignité.